En Côte d’Ivoire, la durabilité d’une route (ou même d’une simple voie de lotissement) dépend souvent d’un facteur : l’eau. Quand le drainage est sous-dimensionné ou mal pensé, on voit apparaître ravinement, nids-de-poule, affaissements, et on paie deux fois (réparer + reprendre).
L’ONAD est l’organisme public dédié aux projets d’assainissement et drainage au niveau national.
Sur le réseau routier, l’AGEROUTE indique des missions liées à la surveillance, la programmation d’entretien et la gestion de projets.
1) Erreur : oublier l’exutoire (où va l’eau ?)
Un caniveau “qui commence” sans exutoire “qui finit” = eau stagnante ou débordement. Toujours identifier le point de rejet (naturel ou réseau existant).
2) Erreur : sous-dimensionner le drainage
Petites sections, pentes insuffisantes, ouvrages rares : au premier gros épisode pluvieux, ça casse. Appuyez-vous sur des relevés topo et une conception cohérente.
3) Erreur : compaction insuffisante (plateforme et remblais)
Beaucoup de dégradations viennent d’un compactage mal fait (ou trop rapide). Résultat : tassements, fissures, affaissements.
4) Erreur : mauvais choix de matériaux / épaisseurs
Une couche inadaptée au trafic et au sol local se dégrade vite. Il faut adapter la solution (terre améliorée, grave, traitement, enrobé) au contexte réel.
5) Erreur : ne pas repérer les réseaux avant de creuser
Sur Abidjan/District, la démarche VET/CU mentionne des volets liés aux réseaux (CIE/SODECI) dans le processus.
Sur le terrain, un repérage évite les coupures, accidents et reprises coûteuses.
6) Erreur : livrer sans plan d’entretien minimal
Curage des caniveaux, reprise de points bas, traitement localisé : un entretien simple coûte moins cher que la réhabilitation complète. Les missions d’entretien/programming font partie des logiques de gestion routière.
Mini-checklist “avant démarrage”
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Où va l’eau (exutoire) ?
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Les pentes sont-elles continues ?
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La plateforme est-elle stable/compactée ?
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Les réseaux sont-ils repérés ?
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L’ouvrage est-il accessible pour entretien ?